Prêt et partage à l’ère du numérique
L’un des désavantages régulièrement avancé par le passage aux livres et bandes-dessinées numériques est la perte de la convivialité liée au prêt. Certaines entreprises comme Barnes & Noble tentent de reproduire cette pratique en incluant un système de prêt dans leurs applications mais la pratique générale est de ne pas proposer de prêt de livre numérique.
Si on se restreint à la cellule familiale (pour envisager plus facilement un prêt de terminal), comment peuvent évoluer ces pratiques ? Je ne sais pas si le cas est généralisé mais pour ma part il y a une volonté d’éviter les doublons parmi les collections de bandes-dessinées des membres de la famille vivant sous le même toit.
J’ai remarqué que cet esprit de non-redondance s’est appliqué naturellement au numérique à travers :
- le prêt de terminal : pour Bludzee sur iPhone, bien que tous deux possesseurs d’un terminal compatible, je prêtais régulièrement mon téléphone à ma dulcinée pour partager cette lecture. Un seul abonnement pour le couple donc.
- le prêt d’accès : pour la BD en ligne Les Autres Gens, un seul abonnement également avec un identifiant/mot-de-passe partagé.
La tablette me semblant un terminal moins personnel qu’un téléphone, je pense que le prêt de terminal se fera d’autant plus facilement à l’intérieur de la cellule familiale. Pour ce qui est des autres proches, je doute que l’on prête facilement un objet à plusieurs centaines d’euros, se privant en même temps de son utilisation. Pour ce qui est du prêt d’accès, je ne sais pas si c’est répandu, la dissémination d’identifiants/mots-de-passe créé le risque d’une désactivation du compte. Pour les autres méthodes de prêt de bandes-dessinées numériques, je pense qu’on passe souvent dans le délit de contrefaçon.

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